Les coliques du premier trimestre? Quésako?
Les coliques du nourrisson ne sont pas toujours simples à identifier et il ne faut pas oublier qu’un bébé peut pleurer parce qu’il a faim, froid, chaud, a besoin d’être bercé, besoin de réconfort, mais également besoin de pleurer tout simplement ! Les coliques, à tord, ont parfois bon dos !
Bon mais alors quels sont les symptômes caractéristiques des coliques ?
- Elles se caractérisent par des douleurs abdominales spasmodiques (contractions musculaires) qui déclenchent chez le bébé des accès de pleurs intenses et un état d’agitation, accompagnés d’émissions de gaz.
- Les pleurs du nourrisson sont inhabituels, plus stridents et difficiles, voire impossibles à calmer. Le bébé hurle sans relâche, se tortille et expulse des gaz intestinaux parfois nauséabonds.
- Son visage devient rouge, ses poings se serrent et ses jambes se replient sur son ventre ballonné. Les signes augmentent parfois lors de la tétée : le bébé s’arrête brusquement de boire et pleure violemment en lâchant le sein et en rejetant la tête en arrière.
- Souvent, l’heure qui suit le repas est la plus perturbée. Il ressent parfois de « faux besoins » et cherche à pousser pour se soulager.
- Ce moment de crise peut aussi s’accompagner de vomissements.
- Les accès de coliques surviennent à n’importe quel moment de la journée et c’est ce symptôme qui permet de les différencier des pleurs du soir.
Mais d’où viennent ces coliques nom d’un p’tit bonhomme?!
Les coliques sont essentiellement dues à l’immaturité du tube digestif, incapable d’assumer un transit équilibré. Même le lait maternel peut alors être mal absorbé.
Parmi les autres causes possibles, on cite souvent :
- le tabagisme des parents (bin oui pas du bébé! Quoique si en fait: on appelle ça le tabagisme passif),
- les suppléments de fer de synthèse pris par la mère (le fer irrite le système digestif… parfois celui du bébé mais le nôtre aussi!),
- la consommation trop importante de produits laitiers par la mère,
- les repas donnés trop rapidement sans laisser de pause, ni de temps pour le rot (pour les bébés accros au bib notamment).
- la consommation trop importante de caféine, théine, aliments très épicés ainsi que trop d’oranges et autres agrumes, particulièrement irritants pour le système digestif (certains adultes y sont sensibles alors imaginez un nourrisson avec un système digestif immature…)
- la consommation régulière d’édulcorants et la prise d’antibiotiques par la mère.
Rq : Il ne s’agit pas pour autant de se priver de produits laitiers, d’oranges par exemple mais bien à ne pas en consommer en excès.
Bon et alors on fait comment pour soulager les coliques du premier trimestre chez Bébé ?
Il n’y a pas de traitement radical, puisque l’origine du trouble est due à l’immaturité du tube digestif. Il faut attendre la fin des 3 mois. Toutefois, rien ne vous empêche de trouver des astuces (qui ont fait leurs preuves) afin de soulager bébé! 12 astuces c’est pas si mal!
-1- Ne pas donner autre chose que du lait (surtout pas de jus de fruit) et éviter de donner 2 laits différents, plus difficiles à digérer.
-2- Aider bébé à éliminer ses gaz (en effet, la distension intestinale est très douloureuse). Effectuer des massages du ventre, toujours dans le sens des aiguilles d’une montre. Utiliser un peu d’huile de massage adaptée aux nourrissons afin de favoriser un toucher doux et ne pas hésiter à masser en profondeur (pas trop fort non plus hein?!) avec le plat de la main.
-3- Replier les genoux de l’enfant contre son abdomen et gardez cette pression environ 30 secondes ; alterner avec un mouvement doux des deux genoux venant masser le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre.
-4- Garder bébé bien au chaud : la chaleur aide à relâcher les intestins et à soulager les spasmes. Cela peut être la chaleur du corps des parents ou une bouillote (pas trop chaude et entourée d’une serviette) que l’on glisse sous le ventre du bébé.
-5- Adpoter la bonne position : ne pas laisser le petit sur le dos, mais le mettre à plat ventre sur l’avant bras du parent (face en direction du sol) ou à cheval sur une bouillotte. Lui permettre de se replier sur lui-même. On peut aussi installer le bébé dans la position du « bouddha » : dos contre la poitrine du parent, le tenir assis dans les mains, genoux croisés et repliés sur le ventre en pressant légèrement.
-6- Utiliser le portage sécurisé (tête soutenue) : utiliser un porte-bébé ventral ou une écharpe aux heures critiques ; le contact corporel, l’emmaillotement et le mouvement sont de petites astuces ayant souvent le pouvoir d’apaiser les bébés les plus difficiles.
-7- Mettre bébé dans sa poussette et le bercer.
-8- En cas de crise aiguë, mettre 1 sucre dans 100 ml de tisane de fenouil: on a en effet constaté que le sucre a la propriété de stimuler des composés du cerveau qui apaisent la douleur et diminuent la détresse.
-9- La tétine (la succion permet à l’organisme de libérer des endorphines qui apaisent bébé) peut également calmer et soulager le bébé.
-10- Les médicaments : Le pédiatre recommandera parfois un antispasmodique, mais ce type de médicament a l’inconvénient de ralentir le transit et d’augmenter les faux besoins. Ne pas hésiter à essayer l’homéopathie, car certains produits sont très efficaces. Sitefan utilise colocynthis 9 CH et magnesia phosphorica 9 CH, 5 granules en alternance tous les 15 minutes jusqu’à amélioration.
-11- Consulter un ostéopathe qui connaît suffisamment le problème des coliques pour aider bébé: n’hésitez pas à vous renseigner là où vous avez accouché par exemple, car certaines maternités travaillent avec des ostéopathes spécialisés dans les nourrissons.
-12- De manière générale, il est important de ne pas céder à la panique car bébé doit sentir que vous dominez la situation. Il est essentiel de ne pas le poser et reprendre à tout instant. Il faut plutôt le rassurer et créer autour de lui un climat calme et rassurant.


